Une Casamance sans mine à l’horizon 2015, c’est le défi que le centre national d’action anti-mine du Sénégal veut relever. D’ici là, des milliers de personnes vivant dans des zones susceptibles d’être minées tentent une cohabitation sans risque avec ces engins mortels grâce à un programme piloté par le comité régional de solidarité des femmes pour la paix en Casamance.
(Correspondance) - Il constitue un des plus grands défis dans la Casamance post conflit. Certes, le processus de déminage de cette région sud du Sénégal a démarré, mais, le challenge est encore loin d’être gagné. Du coup, comment faire pour réduire les accidents par mine ? De la réponse à cette question dépend la vie de plusieurs milliers de personnes vivant dans des zones à risque comme les arrondissements de Niaguis et Nyassia, mais aussi le Balantacounda. Surtout que depuis trois ans, l’accalmie notée dans les accidents provoqués par ces engins mortels a été rompue.
Si les stratégies déroulées jusque-là dans la lutte contre les mines ne sont pas mises en cause, il reste qu’elles doivent être adaptées à la situation. Il s’agit en fait d’inciter davantage les populations à mieux se comporter, à développer des réflexes pour vivre en sécurité. Cette initiative est portée par un programme lancé par le comité régional de solidarité des femmes pour la paix en Casamance (Usoforal) en collaboration avec l’Unicef. Pendant six mois, les femmes ont sillonné quatre communautés rurales considérées comme les plus exposées aux dangers des mines pour porter les bons messages. Ceux-là qui permettraient aux populations de limiter les risques.
Il s’est agi d’informer et de sensibiliser les populations qui vivent dans ces zones à risque. Mais, le plus important dans ce programme, c’est d’amener ces populations à se rappeler à tout instant et en tout lieu de ces réflexes qui sauvent. Pour cela, des centaines de jeunes ont été mobilisés pour sillonner les villages. Ces derniers ont trouvé en tout cas une adhésion populaire auprès de ces populations qui ont trop souffert du conflit casamançais en général, et des accidents de mine en particulier. ‘Nous osons espérer avec tout le travail qui a été fait sur le terrain que les accidents vont diminuer’. C’est du reste l’espoir affiché par la chargée de communication du comité régional de solidarité des femmes pour la paix en Casamance au cours du forum d’évaluation tenu au centre culturel régional de Ziguinchor.
Pour Ndèye Marème Bodian, certes le programme est terminé, mais ‘nous sommes confiants en l’avenir surtout avec la forte implication des jeunes’. Ces derniers sont d’ailleurs au cœur de ce combat qui permettra d’isoler davantage les mines en attendant la fin du processus de déminage lancé, il y a maintenu.
Mamadou Papo MANE
Source Walfadjri
(Correspondance) - Il constitue un des plus grands défis dans la Casamance post conflit. Certes, le processus de déminage de cette région sud du Sénégal a démarré, mais, le challenge est encore loin d’être gagné. Du coup, comment faire pour réduire les accidents par mine ? De la réponse à cette question dépend la vie de plusieurs milliers de personnes vivant dans des zones à risque comme les arrondissements de Niaguis et Nyassia, mais aussi le Balantacounda. Surtout que depuis trois ans, l’accalmie notée dans les accidents provoqués par ces engins mortels a été rompue.
Si les stratégies déroulées jusque-là dans la lutte contre les mines ne sont pas mises en cause, il reste qu’elles doivent être adaptées à la situation. Il s’agit en fait d’inciter davantage les populations à mieux se comporter, à développer des réflexes pour vivre en sécurité. Cette initiative est portée par un programme lancé par le comité régional de solidarité des femmes pour la paix en Casamance (Usoforal) en collaboration avec l’Unicef. Pendant six mois, les femmes ont sillonné quatre communautés rurales considérées comme les plus exposées aux dangers des mines pour porter les bons messages. Ceux-là qui permettraient aux populations de limiter les risques.
Il s’est agi d’informer et de sensibiliser les populations qui vivent dans ces zones à risque. Mais, le plus important dans ce programme, c’est d’amener ces populations à se rappeler à tout instant et en tout lieu de ces réflexes qui sauvent. Pour cela, des centaines de jeunes ont été mobilisés pour sillonner les villages. Ces derniers ont trouvé en tout cas une adhésion populaire auprès de ces populations qui ont trop souffert du conflit casamançais en général, et des accidents de mine en particulier. ‘Nous osons espérer avec tout le travail qui a été fait sur le terrain que les accidents vont diminuer’. C’est du reste l’espoir affiché par la chargée de communication du comité régional de solidarité des femmes pour la paix en Casamance au cours du forum d’évaluation tenu au centre culturel régional de Ziguinchor.
Pour Ndèye Marème Bodian, certes le programme est terminé, mais ‘nous sommes confiants en l’avenir surtout avec la forte implication des jeunes’. Ces derniers sont d’ailleurs au cœur de ce combat qui permettra d’isoler davantage les mines en attendant la fin du processus de déminage lancé, il y a maintenu.
Mamadou Papo MANE
Source Walfadjri
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