lundi 5 décembre 2011

SudOnLine - Le Portail de Sud Quotidien SENEGAL | La pauvreté, le conflit armé, la porosité des frontières…, grossissent les lots

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SEDHIOU : LA PREVALENCE DE PLUS DE 2% DU VIH/SIDA INQUIETE

La pauvreté, le conflit armé, la porosité des frontières…, grossissent les lots

Publié le 01/12/2011 | 01H22 GMT par Moussa DRAME

 
La prévalence en hausse dans la région de Sédhiou se en deçà de 2% alors que la moyenne nationale est de l’ordre de seulement 0,7%. Parmi les facteurs direct de prévalence sont cités la pauvreté, le conflit armé en Casamance, la porosité des frontières avec des pays qui ne maîtrisent pas l’infection virale entre autres. La prévention est jusqu’ici une arme jugée trop faible accentuée par des perdus de vue. Ce 1er décembre offre une nouvelle tribune pour repenser les stratégies de lutte porteuses de plus d’espoir dans la région.
 
Bien plus que la moyenne nationale qui est de l’ordre de 0,7%, la prévalence du VIH/Sida dépasse les 2% dans la région de Sédhiou selon les dernières estimations. Oumar Ben Khatab Guèye le chargé de programme de l’unité d’appui régionale du conseil national de lutte contre le sida à Sédhiou explique que « effectivement la prévalence du VIH/Sida est de plus de 2% dans la région de Sédhiou alors que la moyenne nationale n’est que de 0,7%. Il nous faut redoubler de vigilance et d’effort pour maintenir le taux à un niveau raisonnable. Beaucoup d’efforts sont entrain d’être faits par les acteurs communautaires et le conseil national de lutte contre le Sida en terme de prévention et d’initiation. Nous sommes entrain d’initier des stratégies de par et d’autres des frontières pour maîtriser la situation ».

La pandémie affecte plus les femmes que les hommes dans la région a ajouté Oumar Ben Khatab Guèye « il y’a une forte féminisation du vih/sida. Au premières heures de l’infection les hommes étaient plus touchés que les femmes mais à présent il y’a une inversion de la donne. Les femmes sont trois fois plus infectées que les hommes. De tout le temps, elles ont été privées de l’avoir et du savoir ».
Des causes persistantes et inquiétantes !

Parmi les causes directes de cette forte prévalence du VIH/Sida dans la région de Sédhiou, l’unité d’appui régionale du CNLS relève la pauvreté, le conflit armé en Casamance et la non maîtrise de la situation dans les pays limitrophes « le premier facteur c’est la pauvreté et quand une population est pauvre elle est exposée à des relations non protégées, le second à trait à la rareté des programmes de prévention ; et avec la crise la région était orpheline de programme de masses de sensibilisation. cette crise casamançaise a plus accentué la vulnérabilité générale des populations ».

Ben Khatab Guèye de poursuivre « Il s’y ajoute que Sédhiou est limité par des pays qui n’ont pas une maîtrise de l’infection à vih. Ce sont des pays qui n’ont pas la même structuration de lutte, la réponse n’est pas bien organisée, où certaines fausses  croyances sont extrêmement  développées ».

La prise en charge de cette question majeure de santé publique réside, selon les techniciens, dans l’approche communautaire fondée sur la sensibilisation des masses sur les modes de prévention, de lutte contre la stigmatisation, des pratiques traditionnelles telles que le lévirat et le sororat mais aussi le renforcement de la surveillance médicale pour récupérer les cas de perdus de vue. « le taux de perdus de vue est extrêmement important dans cette région et il va falloir en œuvre des activités de prise en charge communautaire du vih, mettre en place un C.TA. ( un centre de traitement ambulatoire) pour une meilleure prise en charge. Et c’est sur toutes ces questions que les communautés sont attendues ce 1er décembre consacré de par le monde à la lutte contre la pandémie virale.
 

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