SÉNÉGAL • La Casamance a besoin de négociations, et vite ! | Courrier international
La Casamance s'impatiente.
César Atoute Badiate n'est certes pas le seul chef de "guerre" qui se réclame du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC). Ils sont légion. Chaque futaie, chaque frondaison a ses chefs de guerre et ses "guérilleros". En vérité, ces chefs de bande qui ont pris goût à la négociation savent se vendre. Ils ont appris depuis le temps que dure la crise. Ils savent se faire les complices conscients des "négociateurs" et autres facilitateurs intéressés qui font monter les enchères, piègent et font chanter à longueur d'année l'Etat. Un braquage par-ci, un pillage par-là, et la riposte de l'armée qui donne du canon, et le tour est joué.
Les protestations fusent et l'on réclame des négociations pour un retour au calme propice à la recherche d'une paix durable qui ne soit pas bricolée pour parler comme feu l'abbé Diamacoune Senghor, le chef historique du mouvement irrédentiste casamançais. Une situation qui peut, on peut bien le comprendre, énerver à force de se répéter. Il faut le dire très clairement, point de solution en dehors d'une négociation entre le Sénégal et ses voisins immédiats que sont la Gambie et la Guinée-Bissau et avec ses fils et filles de la région qui militent ou se réclament du MFDC et ceux qui sont en dehors de ce mouvement, mais résident au pays des rizières par le biais de leurs représentations reconnues. Il n'y a pas d'autres voies.
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